Irradiation des aliments : quelles conséquences sur notre santé ?

Irradiation des aliments : quelles conséquences sur notre santé ?

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Vous savez qu’il existe différentes façons de conserver les aliments, pour garantir une consommation plus longue : la pasteurisation, la congélation, la stérilisation à froid ou encore la surgélation. Mais saviez-vous que l’énergie nucléaire aide aussi les industriels à fabriquer des aliments consommables sur le long terme ? Parfois appelé ionisation, cette technique consiste à irradier les aliments pour ralentir la prolifération des bactéries.

Si vous l’ignoriez, c’est normal. Le silence est d’or sur ce genre de pratique qui risquerait de créer un vent de panique parmi les consommateurs. Un peu plus d’explication sur la bombe que je viens de vous lâcher…

L’irradiation des aliments : un procédé de conservation

Aussi appelée « ionisation », l’irradiation des aliments a été inventée vers les années 45, par des scientifiques français. Elle est autorisée dans environ 60 pays. Cette technique consiste à décontaminer les aliments et à ralentir l’apparition de bactéries nocives pour l’organisme.

Les acteurs de l’agro-alimentaire présentent cette méthode comme moins nocive que l’utilisation de certains conservateurs chimiques, bien plus toxiques pour la santé. S’il est vrai que la nocivité de certains produits chimiques est prouvée, il n’est pas aussi certain que l’irradiation soit meilleure pour nous. Pourtant, les industriels affirment détenir un procédé vraiment efficace, qui allonge considérablement la durée de vies des aliments, ce qui est très avantageux pour les produits devant être livrés très loin. L’ionisation est donc une méthode idéale pour notre économie moderne, faites d’échanges internationaux.

Les aliments autorisés à l’irradiation

Ce procédé n’est pas autorisé pour tous les types d’aliments. Selon les pays, ce procédé de conservation peut s’appliquer à une tranche limitée d’ingrédients. L’Europe autorise l’ionisation sur 3 types de produits :

  • Les herbes aromatiques séchées
  • Les épices
  • Les condiments végétaux.

Mais certains pays possèdent des dérogations et peuvent alors irradier d’autres aliments. C’est le cas de 8 membres de l’Union Européenne : la France (eh oui !), la Belgique, le Royaume-Uni, l’Italie, la Hongrie, les Pays-Bas, la Pologne et la Tchéquie.

Conserver les aliments grâce au procédé de l'ionisation

Selon les pays, l’irradiation peut s’appliquer à une tranche limitée d’aliments

Aux grandes familles de produits citées ci-dessus, il convient de rajouter :

  • Les flocons et germes de céréales
  • La farine de riz
  • La viande de volaille
  • La gomme arabique
  • Les crevettes décortiquées
  • Le blanc d’œuf liquide déshydraté
  • Les légumes et fruits secs
  • Les cuisses de grenouilles congelées
  • Les oignons, ails et échalotes
  • Le camembert au lait cru

De plus, vous pouvez ajouter à cette liste, les produits importés des pays non membres de l’Union Européenne qui autorisent couramment cette pratique comme : l’Afrique du Sud, les États-Unis, la Russie, l’Inde, le Mexique, la Croatie ou encore le Brésil.

Les aliments irradiés sont-ils dangereux pour la santé ?

Tout ce qui touche de près ou de loin au nucléaire est inquiétant pour la santé. Il est donc légitime de se demander si manger des aliments ayant été irradiés peut nuire à notre organisme. Si l’irradiation a effectivement un avantage certain à nous protéger des bactéries liées à une conservation trop longue, elle présente aussi des défauts, loin d’être anodins. En effet, l’ionisation des aliments ne détruit pas que les vilaines bactéries, elle détruit également les nutriments et vitamines contenus dans le produit. Mais ce n’est pas le seul problème…

L’ionisation engendre des radicaux libres

Les radicaux libres sont des substances responsables de la dégénérescence de nos cellules. L’irradiation détruit non seulement les anti-oxydants qui luttent contre ce phénomène, mais favorise la formation de ces radicaux libres. Vous pensez manger sainement, alors que c’est l’inverse qui se produit.

Des troubles neurologiques apparus chez les chats

En Australie, les aliments pour animaux avaient l’obligation d’être irradiés, jusqu’en 2008. Mais, après que de nombreux chats furent atteints de dysfonctionnements neurologiques, une enquête sanitaire a été ouverte. Suite à cela, une étude publiée dans les actes de la National Academy of Sciences démontre que les aliments irradiés détruisent la myéline, sur les chats, et causent de nombreux troubles moteurs, une perte de la vision et de la paralysie. Par conséquent, l’Australie a annulé l’obligation d’irradiation des aliments pour animaux.

Une perte des nutriments et vitamines

L’Agence Française pour la sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a rendu un rapport en 2007, où elle se montre rassurante sur l’utilisation de ce procédé, qui ne génère pas de conséquences avérées sur la santé. Néanmoins, Roland Desbordes, qui est le Président de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité, évoque une perte importante de nutriments et de vitamines durant le processus d’ionisation. Il souligne que certains virus résistent tout de même à l’irradiation…

Des contrôles insuffisants

Par ailleurs, nous disposons au final de peu de données concernant l’irradiation des aliments, puisqu’il y a très peu de contrôles sur les aliments ionisés. En effet, les derniers rapports de la Commission Européenne font état de seulement 216 produits contrôlés en 2006 et 117 en 2007… Autant dire, pas grand-chose comparé à tous les produits autorisés à l’irradiation présents sur le marché.

Conserver les aliments grâce au procédé de l'ionisation

Les contrôles sont insuffisants

Alors que faire ? Des associations militent pour que les industriels fassent preuve de transparence et indiquent clairement les produits irradiés, par un sigle sur l’emballage. Elles veulent également faire pression sur le gouvernement, pour qu’il renforce les contrôles et encadre davantage ce procédé de conservation. Mais en attendant, il convient de limiter au maximum les produits cités dans le 2ème paragraphe de cet article, de se méfier des aliments importés et de toujours privilégier le local et le frais. Non seulement, c’est bon pour le commerce de proximité et pour l’environnement, mais vous êtes certain de bénéficier des nutriments, oligo-éléments et vitamines présents dans les aliments que vous mangez.

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